La psychopathologie est avant tout une discipline en perpétuelle recherche. Elle évolue au rythme de notre propre évolution. Elle n'est pas un cadre rigide où enfermer un individu. Elle est une aide au diagnostic qui este essentiellement une hypothèse qui peut s'affiner, évoluer, se reconsidérer.
Une pathologie est un ensemble des manifestations psychiques et comportementales dont souffrent des individus. J'y ajoute pour ne pas les oublier les manisfestations corporelles, somatiques liées à l'activité psychique. Parmi les outils de classifications les plus connues sont largement utilisés le CIM-10 et le DSM-IV.
Pour la majorité des professionnels ce qui qui relève du normal et du pathologique reste extrêmement flou et délicat à cerner parfois. Nous pouvons parfois passer de la "normalité" à la pathologie selon les contextes, les phases de vie, notre environnement.
Nous nous intéresserons aux troubles de la personnalité. Définir un trouble mental fait référence à une norme. C'est bien là le problème. Pour ce faire, il est alors necessaire de prendre en compte l'éducation culturelle de l'individu, de le replacer dans son contexte social et familial afin de comparer ce qui est comparable.
Puisque l'on se réfère à des normes, alors, il faudra tenir compte des normes sociales, culturelles, familiales, environnementales d'un individu afin d'éviter la subjectivité et une classification trop rigide. La personnalité s’organise autour des différentes composantes de l’individu : affective, comportementale, intellectuelle, physiologique, morphologique et est la résultante de facteurs innés et acquis.
L’agencement de ces différents éléments constitue les traits de personnalité, à savoir les modalités relationnelles de la personne, sa façon de percevoir le monde et de se penser dans son environnement.
L'unité fonctionnelle intégrative que constitue la personnalité présente deux autres caractéristiques :
- elle est à la fois stable (la personnalité contribue à la permanence de l'individu)
- et unique (elle rend le sujet reconnaissable, distinct de tous les autres)
La personnalité ne devient pathologique que lorsqu’elle se rigidifie, entraînant des réponses inadaptées. Les troubles de la personnalité entraînent une souffrance de l’individu (mais pas toujours) et/ou de l’entourage et une plus grande vulnérabilité dans les relations sociales et face aux difficultés de l’existence.
Cependant "les sujets qui ont un trouble de la personnalité font souvent souffrir les autres sans souffrir eux-mêmes. Et c'est à l'occasion d'une dépression et d'échecs sociaux répétés qu'ils prendront conscience de leurs problèmes relationnels." (tiré des ennemis intérieurs - obsessions et compulsions de jean Cottraux)
Chacun à une personnalité et des traits de personnalités propres, plus ou moins constants qui font que nous sommes bien reconnaissables pour notre entourage. Lorsque ces trait de personnalités deviennent perturbants, rigides et systématiques et non adéquats aux situations vécues, ils évoluent donc en troubles de la personnalité.
En lisant les tableaux que vous trouverez ici, vous allez trouver des ressemblances avec votre propre personnalité dans un ou plusieurs descriptifs. N'oubliez pas que la psychopathologie est complexe et ne saurait enfermer un sujet. Il n'est pas souhaitable de poser soi-même un diagnostic sur soi.